Évidemment, cet avis doit être replacé dans un contexte où le label T100 se présente comme une expérience prestigieuse du triathlon international, à l’instar d’Ironman.
Dans ce cadre, il est logique que le niveau d’ambition de l’organisation soit élevé (et c’était le cas sur le ...
Évidemment, cet avis doit être replacé dans un contexte où le label T100 se présente comme une expérience prestigieuse du triathlon international, à l’instar d’Ironman.
Dans ce cadre, il est logique que le niveau d’ambition de l’organisation soit élevé (et c’était le cas sur le papier). Mais cette ambition implique en retour une exigence tout aussi élevée de la part des triathlètes. Mon retour sera donc exigeant. Voici les principaux points décevants :
Plusieurs changements de date pour l’évènement, alors que chaque modification représente une logistique lourde et complexe.
Modification du parcours vélo à seulement 1 mois de la course. Ce parcours était pourtant LA raison d’inscription pour beaucoup et la véritable vitrine de l’évènement (côté amateurs). Aucun argument n’a été avancé pour justifier ce changement, et la seule compensation proposée fut : « vous pourrez assister à la WTCS le lendemain ». Certes, c’est une superbe course, mais gratuite, et qui ne justifie en rien un dossard à 400 €.
Une organisation opérationnelle catastrophique. Les bénévoles n’y sont pour rien ; le problème vient de la communication et du manque de coordination. Exemple parlant : la veille, je vais à la tente d’information et pose plusieurs questions. Réponse des bénévoles : « nous n’en savons absolument rien, depuis ce matin les infos ont changé dix fois ». Pour une expérience censée être prestigieuse, ça commence très mal.
Les commissaires eux-mêmes n’étaient pas d’accord sur le contenu des sacs de transition. Résultat : on m’a fait modifier mes affaires trois fois.
La gestion de la natation fut un désastre. La veille, l’eau affichait 25 °C : combinaison interdite. Je demande alors : « pensez-vous que ça chutera d’ici demain ? Quand aura-t-on l’info ? ». Aucune réponse. Le matin, à 7h10, l’organisation publie encore 25 °C. Logé à 3 km, je décide de laisser ma combinaison. Une heure avant le départ, toujours aucune info fiable. Puis, 30 minutes avant, on annonce… 20 °C ! Résultat : hypothermie à la sortie de l’eau et fin de ma course.
Enfin, les horaires de départ, modifiés trois fois le matin même. La veille : 9h40. Le matin : 10h, puis 10h10, et finalement 10h30. Vous me direz : « quelle importance ? ». Eh bien, beaucoup, puisque les barrières horaires n’ont pas été ajustées en conséquence. Plusieurs athlètes se sont vus retirer un tour de vélo, sans explication, simplement parce que le timing n’a pas suivi les reports de départ. Pour les sceptiques, regardez le nombre anormal de DNF : c’est aberrant.
Je ne doute pas que le label T100 ait offert de belles organisations à l’étranger, mais force est de constater qu’en France, ce fut un désastre.
En l’état, je ne recommande pas ce label à celles et ceux qui recherchent une véritable expérience de course exceptionnelle.
Veuillez considérer ce retour comme une contribution constructive, des pistes d’amélioration pour l’avenir, et non comme une critique gratuite.
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